. Abécédaire illustré, interviewes des chercheurs, les sites web à consulter, les expositions                1555 : Hans Staden  échappe à ses « amis » cannibales                                                        Le récit - condensé - d’une incroyable aventure ! Portugal. Avril 1547. L’allemand Hans Staden embarque en qualité d’arquebusier sur un vaisseau à destination du Brésil. Après une traversée mouvementée de quatre-vingt huit jours, il débarque à Pernambouc, occupé par les Portugais. Les naturels du pays s’étant révoltés, il est envoyé en renfort au village voisin de Garasu menacé d’être assiégé. Il se retrouve face à huit mille Indiens qui tentent d’encercler le village et de l’incendier en lançant des flèches enveloppées de cire et de coton enflammés. La nourriture commence à manquer. Une poignée d’hommes - incluant Hans Staden - part à bord de deux embarcations, franchit la ligne ennemie et revient avec des vivres. Finalement, les « sauvages » abandonnent le siège après un mois. Remercié pour les secours qu’il a portés aux villageois, Hans remonte sur le navire qui part faire provision de bois du Brésil. En route, le capitaine décide d’attaquer un vaisseau français qui riposte violemment. Plusieurs compagnons de Hans sont tués ou blessés. Les vents contraires empêchent de revenir à Pernambouc. Le capitaine prend le parti fou de retourner au Portugal. L’équipage connaît la famine. On dévore des peaux de boucs pour survivre. Après cent huit jours de navigation, le navire jette enfin l’ancre aux Açores. Le temps de récupérer. Il reprend la mer quand un voilier apparaît à l’horizon. C’est un bateau pirate. L’assaut est donné. Son équipage s’enfuit et rejoint la côte. « Nous trouvâmes à bord une grande quantité de pain et de vin, ce qui nous fut d’une grande ressource » se réjouit Hans Staden. Nouvelle chance : son navire rencontre des vaisseaux appartenant au roi du Portugal qui ont pour ordre d’accompagner les bateaux qui retournent de « l’Inde ». Hans Staden arrive à Lisbonne le 8 octobre 1548 après seize mois d’absence. Comme il ne souhaite que repartir, il rejoint l’Espagne et s’embarque à Séville sur l’un des trois vaisseaux en partance pour Rio de la Plata. Les pilotes décident de se retrouver sur la côte brésilienne par 28° au sud de la ligne équinoxiale. Une bonne initiative car les bateaux se perdent de vue en mer. Vents contraires et violents orages marquent la traversée Pendant quatre mois, il est impossible de se diriger sud-ouest. Le vent tourne enfin et, bientôt, la côte de l’Amérique apparaît. Reste à trouver le lieu du rendez-vous. Comme il n’est pas question de jeter l’ancre à l’aveugle, le vaisseau de Hans louvoie devant la côte. Mais une tempête menace de le briser. Finalement, il est décidé de pénétrer dans une crique. Au moment même où une petite embarcation fuit  pour se réfugier derrière une île voisine. A la nuit tombante, un canot « plein de sauvages » s’approche du navire. Des Indiens montent à bord et repartent avec des couteaux et hameçons donnés par l’équipage. La même nuit, de nouveaux hommes s’approchent à bord d’un canot.  Cette fois, deux Portugais sont à bord. Ils souhaitent savoir d’où vient le vaisseau et s’étonnent qu’il ait pu jeter l’ancre ici par un si mauvais temps. Hans  apprend que les Indiens à bord de l’embarcation qu’il a vu fuir à l’entrée de la crique sont des Tuppin-Ikins qui croyaient avoir affaire à des Français, leurs ennemis ! Profitant d’une accalmie, le navire remet à la voile en quête des deux autres vaisseaux. Las !  De nouveau, le mauvais temps oblige le capitaine à jeter l’ancre entre deux côtes qui forment un port. Une chaloupe est mise à l’eau. Hans Staden est à bord. Nous sommes en l’an 1549, jour de la Sainte-Catherine. A terre, en remontant un fleuve, une croix plantée sur un rocher retient l’attention. Une inscription y est gravée : « Si par hasard la flotte de sa majesté vient ici, qu’elle tire un coup de canon, on lui répondra ». Aussitôt un « coup de fauconneau » est tiré, puis Hans et ses compagnons reviennent sur leurs pas quand ils voient s’approcher cinq canots chargés d’Indiens. Un Portugais se tient à l’avant de la première embarcation. Il est porteur d’une excellente nouvelle : Le navire de Hans a jeté l’ancre au bon endroit. Dans le port choisi au départ comme lieu du rendez-vous. Trois semaines plus tard arrive enfin l’un des deux navires manquants. Il est inutile d’attendre le troisième : il a péri en mer. Un malheur n’arrive jamais seul : alors qu’il s’apprête à partir, chargé de vivres, le vaisseau de Hans coule à fond dans le port. L’équipage est contraint de rester sur place. Au début, les Indiens se montrent coopératifs. Ils échangent de la nourriture contre les diverses marchandises extraites du bateau naufragé, mais vient un temps où il n’y a plus rien à troquer et donc à manger, à l’exception des rats et des lézards… L’option est prise de séparer l’équipage en deux. Les uns iront à pied en direction de la ville d’Assomption, les autres la rejoindront à bord du seul petit vaisseau qui reste. Choisi par le capitaine, Hans Staden monte à bord. En route, une grande tempête se lève et des vagues gigantesques ont raison du navire. « Par la grâce de Dieu, nous échappâmes tous » écrit Hans Staden. Les villageois de l’île voisine  de Saint-Vincent portent secours. Les hommes sont nourris, vêtus, mais doivent rester vigilants. Certes,  les Indiens Tuppin-Inkis sont les alliés des Portugais, mais le pays est environné de cannibales - les Carios et les Tuppin-Inbas - alliés aux Français. Une première forteresse a bien été construite. Mais les cannibales - à bord de soixante dix canots - sont venus la détruire une heure avant le jour, comme c’est leur habitude. Les soldats qui n’ont pas été faits prisonniers, ont été coupés en morceaux. Pour barrer le passage aux Indiens, non seulement la forteresse a été reconstruite, mais l’on y a adjoint un fort, afin d’y placer de l’artillerie avec une garnison. Hans Staden, en sa qualité d’arquebusier, va y être posté plusieurs mois en échange d’une récompense et d’un futur passage sur un vaisseau à destination du Portugal.  Les remparts ont beau avoir été consolidés et des canons ajoutés, il faut rester vigilant, jour et nuit. Tout spécialement au mois de décembre et aux mois d’aout. En décembre murissent des fruits dont les Tuppi-Inbas sont friands et avec lesquels ils préparent un breuvage juste avant de dévorer leurs prisonniers… Au mois d’août, ils pêchent facilement une espèce de poisson qui remonte les rivières et n’ont plus besoin d’emporter des vivres dans leurs expéditions. De simples filets suffisent pour attraper autant de poissons qu’ils        Pour lire l’intégralité du texte, dans la version qu’en donne lui-même Hans  Staden, reportez-vous  au  lien suivant en recopiant le titre ci- dessus... Véritable histoire et description d’un pays habité par des hommes sauvages, nus, féroces et anthropophages, situé dans le nouveau monde nommé Amérique Prisonniers conduits à la mort chez les Tuppi-Inbas cannibales Gravure Lebas Sc http://books.google.fr/advanced_book_search   Le jour venu, le chef des cannibales assommait le prisonnier   à l’issue d’une longue beuverie   Gravure Lebas Sc     Le corps de la victime était rôti et partagé entre les membres       de la tribu  Gravure Lebas Sc