Abécédaire illustré, interviews des chercheurs, les sites web à consulter, les expositions « Après la première expédition organisée par Sir Walter Raleigh pour explorer le pays connu maintenant sous le nom de Virginie, un grand nombre d’autres furent entreprises dans les mêmes parages aux frais de ce seigneur, en 1584, 1585, 1586 et 1587 (…). Comme je suis au nombre de ceux qui furent envoyés parmi les sauvages, que je me suis activement occupé de tout et ai ainsi pu apprendre davantage que le commun du peuple, j’ai jugé bon de vous faire connaître le fruit de nos observations ».  Thomas Hariot Description merveilleuse et cependant véritable des mœurs et coutumes des sauvages de la Virginie récemment découverte par les Anglais, conduits en 1585 dans ce pays, pour l’habiter par M. Richard Greinville, aux frais de Sir Walter Raleigh, chevalier et surintendant des mines d’étain, avec privilège de la très invincible Elisabeth Reine d’Angleterre. Illustrations en taille douce par Théodore de Bry, d’après les images prises sur le vif par John With De la nature et des mœurs des sauvages de ce pays « Le Golfe de Virginie abonde en îles, qui rendent difficile l’accès de cette région. En effet, bien que sur un grand nombre de points elles soient assez éloignées les unes des autres, ce qui semble rendre le passage facile, nous avons cependant appris à nos dépens que le fond de la mer est rempli de vase et que les vagues sont très courtes. Aussi ne pûmes-nous y pénétrer qu’après avoir construit une petite barque appropriée à cet effet. Finalement, nous trouvâmes une passe, bien connue des Anglais. Nous y étant engagés et après avoir continué à naviguer quelque temps, nous aperçûmes un grand cours d’eau dont l’embouchure s’étend en face des îles dont nous avons parlé plus haut. Il nous fut impossible d’y avancer à cause des sables qui l’obstruent. Poursuivant donc notre navigation plus loin, nous arrivâmes auprès d’une grande île dont les habitants, à notre vue, poussèrent de grands et d’horribles cris, comme s’ils n’eussent jamais vu d’hommes à notre ressemblance. Prenant la fuite, ils hurlèrent comme des bêtes féroces. Cependant, nous les rappelons amicalement et leur offrons des marchandises telles que miroirs, couteaux, poupées et quelques autres que nous pensions devoir leur faire plaisir. Ils s’arrêtent et remarquant notre bienveillance et notre amitié nous accueillent gracieusement et nous souhaitent la bienvenue. Ensuite, ils nous emmenèrent dans la ville, nommée Roannoak et chez leur chef, dit Weroan, qui nous reçut amicalement, quoique étonné de nous voir. Telle fut notre arrivée dans cette partie du nouveau monde appelée Virginie ». Thomas Hariot Les Virginiens, leurs armes, leurs âmes… « Ceux qui iront habiter ce pays n’auront à redouter de la part des indigènes ni danger ni inimitié, car ils les craindront plutôt et les honoreront. Les sauvages s’entourent le milieu du corps d’un mauvais manteau de peau de cerf ; le reste du corps est nu ; Ils sont d’une taille inégale entre eux, comme nous en Angleterre. Ils ne possèdent pas d’armes en fer ou en acier pour nous combattre et en ignorent le mode de fabrication. Leurs armes consistent en arcs faits de bois de noisetier et en flèches de bambou, auxquels il faut ajouter des blocs de bois longs d’une aune. Comme armes défensives, un bouclier en écorce et une sorte de cotte de baguettes reliées par du fil. Leurs agglomérations sont de faibles étendues, situées tout près de la mer, se composant les unes de dix, d’autres de vingt maisons. La plus grande que nous ayions vue n’avait pas plus de trente maisons. Les murs sont faits d’écorce, reliées à l’aide de pieux, ou tout simplement de pieux plantés en terre (…). Sur certains points, le Werouw ou prince n’a qu’une localité en son pouvoir ; ailleurs ce nombre monte à six, huit ou davantage. Le plus puissant de ces souverains auquel nous avons eu affaire ne régnait pas sur plus de dix-huit villages dont il n’aurait pu tirer que sept à huit cents hommes pour entrer en campagne. Chaque village a son parler spécial et plus ils sont éloignés les uns des autres, plus la différence de langage s’accentue. La guerre chez nos sauvages consiste en attaques à l’improviste, au crépuscule ou au claire de lune, en embûches ou autres stratagèmes. Les combats en rase campagne sont rares parce que les pays est abondamment couvert d’arbres ou nos sauvages peuvent se cacher dès qu’ils lâché leur flèche. Si une guerre éclatait entre nous et les indigènes, l’issue en serait facile à prévoir, étant donné notre supériorité en stratégie, armes offensives et défensives. L’expérience a montré en quelques occasions que la meilleure manière de se défendre consistait à prendre rapidement la fuite (…). Les habitants de la Virginie croient en un grand nombre de dieux (auxquels ils donnent le nom de Montac), mais qui diffèrent par leur rang et leur puissance. Il y en a un auquel ils accordent la première place et qui aurait existé de toute éternité. Quand celui-ci (d’après leurs traditions et leurs croyances) voulut créer le monde, il commença par créer des dieux d’ordre supérieur, devant lui servir de moyen et d’instruments pour la création et le gouvernement du monde. Vinrent ensuite le soleil, la lune, et les étoiles en tant que derniers dieux et instruments des autres dieux supérieurs. D’après nos sauvages, ce serait l’eau qui aurait été créée en premier lieu, pour servir aux dieux de la création de toutes les créatures visibles et invisibles. Au sujet de l’origine de l’homme, ils disent que c’est la femme qui aurait été créée la première, et que de ses relations avec les dieux, elle aurait procréé des enfants. C’est de là qu’ils croient tirer leur origine. Mais ils ne savent pas combien il s’est écoulé d’années depuis lors ; ils n’ont en effet aucune espèce d’écriture ni d’autres signes pour consigner des faits de ce genre ; tout ce qu’ils savent, ils l’ont appris de leurs parents et de leurs aïeux (…)  Les Virginiens croient aussi à l’immortalité de l’âme, qui, après avoir quitté le corps, est, suivant ses œuvres au cours de la vie, ou bien transportée auprès des dieux pour y jouir d’une félicité éternelle, ou précipitée dans un grand fossé (qui, selon eux, se trouve à l’extrémité méridionale de la terre) pour y subir éternellement le supplice du feu. Ce lieu est appelé par eux Popogusso.». Thomas Hariot    1584 : les Anglais au contact des Virginiens Le golfe de Virginie abonde en îles... Les  chefs  se  présentent  en public sous les traits représentés ici. Leur chevelure est assez longue et nouée autour des oreilles, mais tondue  sur  les  deux  côtés du crâne, de manière à former comme une crête de coq au milieu. Au dessus du front ils plantent une jolie plume d’oiseau et derrière chaque oreille une plume plus petite. Les  habitants  de  cette région ont une idole, appelée Kiwasa, faite d’un bloc de bois, d’une hauteur de quatre pieds (...). Elle se trouve dans  le  temple  de  la ville de Secota, comme gardienne des sépul- tures royales. Sépultures des roitelets La place forte de Pomejooc  . ETABLISSEMENT DES ANGLAIS EN AMERIQUE, ET HISTOIRE “ Elisabeth mourut en 1603, et les Stuarts montèrent sur le trône. La paix  et le caractère de Jacques 1er, l’impression  qu’avait  faite  le  bon  succès  du  voyage  de Gosnold, donnèrent une nouvelle activité aux entrerpises maritimes qui avaient le Nouveau-Monde pour but.  Ce  prince  partagea en deux portions les terres  dont  les  navigateurs  anglais  avaient  pris  possession  en Amérique depuis le 34e jusqu’au 45e degré  de  latitude.  Deux  compagnies  furent  autorisées  à  y  faire  des  établissemens. L’une formée à Londres,  reçut  le  droit  de  s’établir dans la première portion, appelée Virginie ou colonie du sud ; l’autre compagnie, formée du marchands de Bristol et de Plymouth, dans la seconde Virginie ou colonie du nord, qui depuis fut agrandie et appelée Nouvelle-Angleterre” http://books.google.fr/books?id=GvYVAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false Extrait de : L’histoire des Etats-Unis d’Amérique par C.O. Barbaroux avocat, etc Edition revue et corrigée pour l’usage des écoles. Philadephia Hogan & Thompson 1838  Numérisé par Google. Voir pages 31 et 33 DE LEURS COLONIES JUSQU’A LA REVOLUTION                     Un repérage pour les colons à venir... CLIQUEZ ICI